A propos des vacances de Nicolas Sarkozy
13/08/2007-15h15 - © Le Point.fr
C’est maintenant que l’on va vraiment voir ce dont il est capable.
Car il faut bien reconnaître qu’il n’a pas été bien difficile à Nicolas Sarkozy de faire le spectacle et d’occuper le devant de la scène tout au long de ses premiers jours de vacances. L’affaire libyenne, dont il a tenu à s’expliquer depuis sa villégiature américaine, n’était que le service après-vente de sa dernière action d’éclat avant congés payés. L’affaire de sa luxueuse demeure : il était évident que l’on s’intéresserait de près aux premières vacances de ce président décomplexé. C’est fait. L’affaire de sa chaude empoignade avec des photographes américains : là encore, après des débuts tumultueux, un modus vivendi a pu être trouvé entre « transparence » médiatique et tranquillité présidentielle. Son aller-retour pour assister aux obsèques de Mgr Lustiger : il était difficile, malgré la distance, d’échapper au service funèbre de cette mort d’importance, surtout quand on s’est rendu à celui de Jean-Claude Brialy. Son déjeuner avec la famille Bush, enfin, dernière mise en scène de ces dix jours mirobolants : en voisins, les présidents français et américain ne pouvaient pas ne pas se rencontrer, c’eût même été d’une extrême goujaterie de part et d’autre de ne pas faire l’invitation ou de la décliner. Affaire réglée.
C’est donc maintenant, à ce tournant de l’été, que l’on attend Sarkozy. C’est maintenant que l’on va vraiment tester sa capacité d’imagination et d’inventivité pour tenir le coup médiatiquement alors que toutes les figures du prologue ont été épuisées.
Quelques idées, à toutes fins utiles, pour entretenir le feuilleton. Le Président pourrait ainsi discourir sur la nature et l’épidémiologie de l’angine blanche dont a été victime Cécilia. Créer la surprise d’un retour anticipé en France. Arracher la libération d’un otage symbole. Se blesser légèrement lors d’un jogging. S’afficher en brandissant la pièce record pêchée dans les eaux du lac ne serait pas mal non plus...
La vraie surprise serait en fait qu’il n’y en ait pas. Huit jours dans la vie de Sarkozy sans la moindre nouvelle de Sarkozy. Un sevrage implacable et brutal. Parions qu’on aurait tôt fait de s’inquiéter : serait-il malade, et le pouvoir, vacant ?
Car il faut bien reconnaître qu’il n’a pas été bien difficile à Nicolas Sarkozy de faire le spectacle et d’occuper le devant de la scène tout au long de ses premiers jours de vacances. L’affaire libyenne, dont il a tenu à s’expliquer depuis sa villégiature américaine, n’était que le service après-vente de sa dernière action d’éclat avant congés payés. L’affaire de sa luxueuse demeure : il était évident que l’on s’intéresserait de près aux premières vacances de ce président décomplexé. C’est fait. L’affaire de sa chaude empoignade avec des photographes américains : là encore, après des débuts tumultueux, un modus vivendi a pu être trouvé entre « transparence » médiatique et tranquillité présidentielle. Son aller-retour pour assister aux obsèques de Mgr Lustiger : il était difficile, malgré la distance, d’échapper au service funèbre de cette mort d’importance, surtout quand on s’est rendu à celui de Jean-Claude Brialy. Son déjeuner avec la famille Bush, enfin, dernière mise en scène de ces dix jours mirobolants : en voisins, les présidents français et américain ne pouvaient pas ne pas se rencontrer, c’eût même été d’une extrême goujaterie de part et d’autre de ne pas faire l’invitation ou de la décliner. Affaire réglée.
C’est donc maintenant, à ce tournant de l’été, que l’on attend Sarkozy. C’est maintenant que l’on va vraiment tester sa capacité d’imagination et d’inventivité pour tenir le coup médiatiquement alors que toutes les figures du prologue ont été épuisées.
Quelques idées, à toutes fins utiles, pour entretenir le feuilleton. Le Président pourrait ainsi discourir sur la nature et l’épidémiologie de l’angine blanche dont a été victime Cécilia. Créer la surprise d’un retour anticipé en France. Arracher la libération d’un otage symbole. Se blesser légèrement lors d’un jogging. S’afficher en brandissant la pièce record pêchée dans les eaux du lac ne serait pas mal non plus...
La vraie surprise serait en fait qu’il n’y en ait pas. Huit jours dans la vie de Sarkozy sans la moindre nouvelle de Sarkozy. Un sevrage implacable et brutal. Parions qu’on aurait tôt fait de s’inquiéter : serait-il malade, et le pouvoir, vacant ?
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