Je fais ce que je veux

Publié le par Le monde

L'inconscient joue parfois des tours. "La présidente", a lâché le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, en évoquant, vendredi 24 août, Cécilia Sarkozy, à l'issue de conseil des ministres de rentrée. Le secrétaire d'Etat a répété, comme le porte-parole de l'Elysée la veille, que la femme du chef de l'Etat n'irait pas s'expliquer devant une commission parlementaire sur son rôle dans l'affaire des infirmières bulgares, "pour respecter la séparation des pouvoirs (entre l'exécutif et le législatif) surtout en matière de politique étrangère".
 
L'argument laisse la plupart des juristes sceptiques, ou, parfois, hilares, et provoque une gêne certaine dans le comité de réflexion sur les institutions de la Ve République voulu par Nicolas Sarkozy : ses treize "sages" sont notamment chargés de plancher sur une réforme permettant au président de la République de s'exprimer devant les parlementaires, voire de répondre à leurs questions. Ce qui le rendrait responsable devant eux.

"UNE PÉTAUDIÈRE TOTALE !"

Le problème se corse depuis que Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a été autorisé à répondre devant la future commission parlementaire, tandis que la première dame en serait dispensée, en tant que "représentante personnelle" du chef de l'Etat. "Cela relève d'une rhétorique jésuitique sans précédent et sans fondement juridique. Et encore, je ne suis pas gentil avec les jésuites", s'exclame le professeur de droit constitutionnel Olivier Duhamel. "Une pétaudière totale ! Cela ne tient pas debout", renchérit un constitutionnaliste réputé, qui préfère conserver l'anonymat.

"Tout serait cohérent si les deux (M. Guéant et Mme Sarkozy) adoptaient la même attitude. On peut comprendre que personne ne réponde à l'Elysée parce que le président n'est pas responsable devant le Parlement. L'un oui et l'autre non c'est plus difficilement compréhensible", ajoute l'universitaire Guy Carcassonne. "On est au milieu du gué. Si on change les institutions, la réponse ne sera pas la même", observe avec plus d'indulgence Bertrand Mathieu, président de l'Association française de droit constitutionnel.

L'ancien ministre socialiste Jack Lang, docteur en droit et membre lui aussi du comité de réflexion, choisit de se réjouir. Même si l'argument de la séparation des pouvoirs n'est "pas bon, ni juridiquement ni techniquement", la présence de M. Guéant devant les députés marquera à ses yeux deux avancées : un contrôle du Parlement sur la politique étrangère et une responsabilité assumée du président devant la représentation nationale.

L'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, se montre, lui, catégorique : "Ce n'est pas contraire au droit, puisque la femme du président n'a pas de statut. Et elle avait une mission du président." Lui-même émissaire personnel de Jacques Chirac pour négocier les accords de Marcoussis sur la Côte d'Ivoire, il aurait refusé de venir si les députés lui avaient demandé de s'expliquer.

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Publié dans Démocratie en danger

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E
(2)Bien joué, avec les portraits de Gorbatchev que je découvre maintenant ! Eloquent ! Les Français doivent savoir que le pouvoir leur MENT ! La rhétorique, brillante,masque une politique totalement contraire à leurs intérêts. Sans parler de l'américanisation de la France (quel modèle!), un beau sujet pour toi ! Dans un de mes articles "La dynastie Sarkozy", j'explique que Sarko prépare sa succession avec Cécilia, les bambins ensuite, pour continuer à gouverner au bénéfice des oligarchies financières ! R-sistons, www.over-blog.com. Amitié.
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E
Je viens de lire ton article. Un blog comme le tien est utile pour comprendre, réfléchir, avancer, je t'encourage ! Moi-même journaliste-écrivain de profession,  résistante au Désordre établi, je... résiste dans mon blog r-sistons (à l'intolérable qu'on nous prépare)www.over-blog.com, politique, médias français de propagande, etc... en particulier j'incite à lire mon premier article, "Appel à la résistance", cf démocratie en danger, finie la liberté d'informer et de publier (contre Sarkozy !), je propose de lancer une grande journée de manif dans toute la France pour sauver la démocratie en danger. Quant à Bush, Sarkozy, ils en prennent pour leur grade, avec moi eva.resist@yahoo.fr Souscris à mes articles !
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