Franchises: les médecins craignent des obstacles dans l'accès aux soins
PARIS, 28 mai 2007 (AFP) - Le président du premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang, a indiqué, lundi, que l'instauration de franchises médicales pour combler le déficit de la Sécurité sociale avait pour "inconvénient de retarder l'accès aux soins des plus démunis".
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé, dimanche, que la création de quatre franchises médicales (consultations, hôpital, analyses médicales, médicaments) serait inscrite dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre.
"La franchise médicale a deux inconvénients: le premier, c'est qu'elle risque de retarder l'accès aux soins des plus démunis, notamment aux soins primaires dispensés par le médecin généraliste", a déclaré à l'AFP M. Chassang.
"Le second inconvénient, c'est qu'avec le montant évoqué par Mme Bachelot (10 euros par franchise, ndlr), ces franchises seront de toute façon largement insuffisantes pour équilibrer les comptes, ce n'est pas un mécanisme de régulation", a-t-il estimé.
Selon lui, pour équilibrer le déficit de la Sécurité sociale, dont le dérapage atteindrait 2 milliards d'euros en 2007, il faut "poursuivre la maîtrise médicalisée (baisse des arrêts de travail, promotion du médicament générique etc., ndlr), réformer l'hôpital et revoir le financement de la protection sociale".
Le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) est ainsi favorable à la création d'une "TVA sociale" qui permettrait à la fois de "taxer les produits d'importation, de diminuer le coût du travail et de renflouer les caisses de la +Sécu+".
M. Chassang a également réitéré ses critiques à l'égard de l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam), fixé à +1,1% pour la médecine de ville (médecine libérale) en 2007, jugé "intenable" par la CSMF et "inéquitable par rapport à celui de l'hôpital (+3,5%)".
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé, dimanche, que la création de quatre franchises médicales (consultations, hôpital, analyses médicales, médicaments) serait inscrite dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre.
"La franchise médicale a deux inconvénients: le premier, c'est qu'elle risque de retarder l'accès aux soins des plus démunis, notamment aux soins primaires dispensés par le médecin généraliste", a déclaré à l'AFP M. Chassang.
"Le second inconvénient, c'est qu'avec le montant évoqué par Mme Bachelot (10 euros par franchise, ndlr), ces franchises seront de toute façon largement insuffisantes pour équilibrer les comptes, ce n'est pas un mécanisme de régulation", a-t-il estimé.
Selon lui, pour équilibrer le déficit de la Sécurité sociale, dont le dérapage atteindrait 2 milliards d'euros en 2007, il faut "poursuivre la maîtrise médicalisée (baisse des arrêts de travail, promotion du médicament générique etc., ndlr), réformer l'hôpital et revoir le financement de la protection sociale".
Le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) est ainsi favorable à la création d'une "TVA sociale" qui permettrait à la fois de "taxer les produits d'importation, de diminuer le coût du travail et de renflouer les caisses de la +Sécu+".
M. Chassang a également réitéré ses critiques à l'égard de l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam), fixé à +1,1% pour la médecine de ville (médecine libérale) en 2007, jugé "intenable" par la CSMF et "inéquitable par rapport à celui de l'hôpital (+3,5%)".
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